AnaisDunn-Eblouissement12019

ÉBLOUISSEMENT, 2019

Couvertures de survie. 1500 x 200 cm.

Vue de l'exposition Éblouissement climatique, Maison de la Fontaine, Brest.

Relevés in situ des traces du soleil à partir des fenêtres de la Maison de la Fontaine.

Matérialiser la lumière et sa course dans l’espace. Mesurer la trajectoire du soleil, la transposer en une vaste installation miroitante, qui traverse l’architecture et la révèle différemment. Avec Éblouissement Anaïs Dunn transforme une matière vibratoire et impalpable en un aplat métallisé : en arpentant l’espace d’exposition, elle y annote, heure après heure, jour après jour, la trajectoire lumineuse qu’y inscrit le soleil au fil de sa révolution diurne. Ensuite, elle traduit cette expérience de tracé technique, mathématique en un ruban miroitant, qui capte les particules de lumière et les diffracte dans le lieu. Conçue comme une promenade, cette installation chemine entre espace intérieur et mouvement cosmique. Elle rappelle certains jeux d’anamorphose pratiqués par Felice Varini ou Georges Rousse : une manière d’installer la peinture (ou son équivalent en film métallisé) dans l’architecture, et d’imbriquer des échelles différentes, du corps du visiteur au corps planétaire. Enfin, l’artiste éprouve le temps (la vitesse, la lenteur) et ses délicates variations, qui modifie quotidiennement la trajectoire initialement délimitée : l’installation Éblouissement est une œuvre à libération prolongée, qui révèle patiemment le passage des saisons, son empreinte changeante sur l’architecture et sur la perception du visiteur.

In situ records of sun traces from the windows of the Maison de la Fontaine.

Materialize light and its course in space. Measuring the path of the sun, transposing it into a vast shimmering installation, which traverses architecture and reveals it differently. With Éblouissement Anaïs Dunn transforms a vibratory and impalpable material into a metallic solid color: by surveying the exhibition space, she annotates, hour after hour, day after day, the luminous trajectory that the sun inscribes there in the course of its revolution. diurnal. Then, she translates this technical, mathematical tracing experience into a shimmering ribbon, which captures the particles of light and diffracts them in the place. Conceived as a promenade, this installation travels between interior space and cosmic movement. It recalls certain anamorphosis games practiced by Felice Varini or Georges Rousse: a way of installing painting (or its equivalent in metallic film) in architecture, and of interweaving different scales, from the visitor's body to the planetary body . Finally, the artist experiences time (speed, slowness) and its delicate variations, which daily modifies the initially delimited trajectory: the installation Éblouissement is a prolonged release work, which patiently reveals the passage of the seasons, its changing imprint. on the architecture and on the visitor's perception.

Anaisdunn-eblouissement2-2019