DÉMARCHE

 

Anaïs Dunn porte son attention sur les qualités intrinsèques des matières, leur poids, leur chaleur, leur déplacement dans l’espace, leurs reflets, leur transparence. En découlent les questionnements et valeurs dans lesquels Anaïs développe son territoire de recherche.
L’acier, le verre, le bois, le plastique sont des prétextes aux expérimentations formelles, aux élaborations conceptuelles et aux scénarios poétiques. Dans ses installations, sculptures et vidéos, l’artiste témoigne d’une méthodologie libre et souvent emprunte de protocoles scientifiques : elle relie souvent ses formes et ses concepts à des préoccupations écologiques contemporaines, combinées à la curiosité pour des phénomènes telluriques et cosmiques.
Qu’elle propulse à 29km dans l’espace un dispositif sculptural, ou qu’elle connecte une sculpture aux activités sismiques de l’Antarctique, l’artiste leste ses oeuvres d’une histoire singulière, entre science et fiction, entre local et global.
La nature et l’espace deviennent des observatoires magnétiques, « des espaces concrets qui hébergent l’imaginaire » comme Michel Foucault les définit dans ses Hétérotopies.

ARTIST STATEMENT

My work revolves around two poles of research: the visible and the invisible. I try to express the barely perceptible. To explore a current of air, render it visible and give it a shape or represent its existence. Invisible and immense. To explore obsessions, to go towards the unknown and the known simultaneously.

I use metal, wood, polyethylene, glass or clay, by their fundamental properties, they allow me to use a vocabulary to portray living impressions.

I am looking to confront infinite notions : light, slowness, movement or vibrations, pollution or reprehensible deeds. Plastic and petrochemicals today are spread all over the earth and oceans. I attempt to question today’s climate, the environmental threats, both ecological and social.

 

The immaterial determines the sense of researches, and brings reflections close to the spiritual and sacred. Works of artists on impossible notions, like Bill Viola, Ann Veronica Janssen, Évariste Richer, Roman Signer; or touching particular expeditions: Laurent Tixador, Pierre Malphettes or Pierre Huygue, make my work evolving.
The relation of body to space, its gravity, anchored as much in the soil as in the universe, is an important notion to me. 
I like the idea of  a sculptural landscape in which everyone can bathe. This is what leads me to produce installations, visuel or sound landscapes.